Le Biot : lieu planté de bouleaux. Toponyme fréquent dans la région (Le Moulin Biot à Condé sur Noireau, rue du Biot à Thury Harcourt).
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Le Grand Béron : forme ancienne Beron, variante orthographique Berron, forme contractée Bron dérivé du nom de personne germanique transmis par baptême Bero (ber, ours).
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Les Bordeaux : vient du germanique borda et de l’ancien français borde qui signifie hutte puis ferme et petite maison.
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Le Désert : terre inculte. Toponyme fréquent dans le Bocage ( ex : Le Désert, petite commune près de Vassy).
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Le Val Pichard : pichard , nom de personne, péjoratif «pivert» en ancien français.
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ETYMOLOGIE DES HAMEAUX ET DES LIEUX-DITS
L’Acre : nom d’une ancienne mesure agraire. Cette petite parcelle a une superficie d’environ 52 ares.
Le Bosq : mot qui vient du germanique bosk (ancien français : bosc) qui signifie bois
Le Bosq Hue : bois de Hue (nom de personne) patronyme de la même famille que Huet.
Le Breuil : duvet, premier plumage de l’oiseau qui vient de naître. Par comparaison, on a donné ce nom aux broussailles et aux buissons.
Le Bus : vient de l’ancien français bos, bus. Mot qui signifie bois.
Cailly : Calliacus, VIIème siècle. Cailly est une variante normano-picarde du type Chailly qui vient du mot cala signifiant pierre. Il peut également désigner un rocher, un pierre levée, une construction en pierre ou une carrière.
La Coursière : .Les noms de lieux se terminant par «ière» ou «erie» reposent sur un nom de famille. Ces suffixes ont valeur dite de propriété. La présence d’une famille en un lieu finit par lui donner la propriété de l’endroit.
La Haye : parfois orthographié hay signifie haie. Mot de la même familialement : clore de haies; hayeux ouvrier qui établit ou répare les haies.
parfois orthographié hay signifie haie. Mot de la même familialement : clore de haies; hayeux ouvrier qui établit ou répare les haies.
Les Landes : endroit où poussaient de l’ajonc, des genêts et des bruyères.
La pièce mouillée : champ dont la terre reste humide.
Pont Erembourg :
Doit-on écrire Pont Erembourg, Pont Erambourg ou bien encore Pont Errembourg ? Les panneaux indicateurs de direction sont une plaisante illustration de cette incertitude. Dans un ouvrage intitulé «Magni Rotuli» daté de 1108 l’endroit est dénommé Pons Eremborc. Eremborc était un chef de guerre saxon qui terrorisa la région entre 270 et 280 après JC. Ce patronyme d’origine germanique est formé de deux mots signifiant racine et cacher. Eremberte, Eentrude sont des variantes de ce nom. Il est à noter qu’il existe un village appelé Erembod en Flandre Orientale. Le nom Erembourg figure dans l’appellation ancienne d’une voie parisienne, la rue Erambourg de Brie, aujourd’hui rue Boutebrie. Actuellement, des bas-normands portent ce nom ou des variantes (Erambour, Hérembourg). En bref, Pont Erembourg vient du latin Pons (en français pont) suivi du nom de personne germanique Eremborc.
Le Pré de la fosse : Fosse vient de fossa qui a pour signification vallon , creux... Cette dénomination est fréquente dans la région (les Fosses d’Enfer à St Rémy, la Fosse Arthour à St Georges de Rouelley)
Fosse vient de fossa qui a pour signification vallon , creux... Cette dénomination est fréquente dans la région (les Fosses d’Enfer à St Rémy, la Fosse Arthour à St Georges de Rouelley)
La Fosse peut avoir été un lieu d’inhumation.
Le Pré de la Planche : Planche vient du bas latin planca. A donné planche en français et planque en patois. Ici, cette dénomination indique qu’autrefois une passerelle rustique enjambait le ru qui traverse ce champ.
Les Roquix : Vient du mot roque/roche qui en toponymie a le sens de maison forte (ex : Roquefort en Seine Maritime)
St Lazare : Vient de l’hébreu Lazarus, le ressuscité de l’évangile et de l’italien lazaretto, maladrerie. Au Moyen-Age, une léproserie fut édifiée à cet endroit.
Le Theil : Vient du vieux français theil ou thil et du latin tilius. Il signifie tilleul.
Le Val Ozanne : Ozanne, variété de pomme à cidre mûrissant en octobre.
Les Vaux : pluriel ancien de val. Ex : Les Vaux de Vire
La Vignonière : lieu couvert d’ajoncs (vignon).
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Le nom de la commune a peu tenté la recherche ou les interprétations. Il est vrai qu’il pose de sérieuses difficultés. L’appellation St Denis de Méré est relativement récente (XVIIIè siècle). Encore aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre des anciens dénommer le village «Méré». Méré vient du latin Méraium. Plusieurs formations homonymes dérivent de ce mot : Mérey (Eure), Merry (Orne) et Merry (Yonne).
Il existe aussi deux Méré (Seine et Oise et Yonne). Selon Lucien Beszard, étymologiste illustre, le nom de Méré désigne une ferme , un village et une lande. La tradition
locale prétend que la bourgade primitive s’élevait à proximité de la chapelle St Martin. Ce qui ne laisse aucun doute, c’est que quelques terres voisines portent les noms significatifs « de la ville» et «sur la ville», , comme souvenir peut-être de la localité disparue.
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Au cœur du Bocage Normand, St Denis de Méré se situe administrativement dans l’arrondissement de Caen et dans le canton de Thury-Harcourt. Au sud, son territoire s’arrête à la limite départementale du Calvados et de l’Orne. Celui-ci est aussi bordé par les communes de Berjou, Clécy, Condé sur Noireau et St Pierre du Regard. Enfin, le village est traversé par l’axe Caen-Laval et le sentier de grande randonnée N° 221.
IMBROGLIO ADMINISTRATIF
Depuis la création des départements, le hameau «Pont Erembourg» connaît une situation particulière.
A cheval sur deux départements, ce petit village est un véritable imbroglio administratif : ce bourg dépend en effet à la fois de St Pierre du Regard et de St Denis de Méré. Il faut tout multiplier par deux : le conseil municipal, la gendarmerie, le service des ordures ménagères. Les conseillers généraux et les députés ne sont pas les mêmes. En outre, la frontière entre l’Orne et le Calvados n’est pas facile à déterminer et ses limites sont parfois source de conflits. Dans certaines maisons, on peut prendre ses repas dans un département et dormir dans un autre.
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REGARD
La commune de St Denis de Méré, située à 16 km de Thury -Harcourt et à 3 km de Condé sur Noireau faisait partie autrefois de ce dernier canton, elle est aujourd’hui dans celui de Thury -Harcourt. L’aspect de St Denis de Méré est pittoresque, une partie de son territoire, trop accidentée pour qu’on puisse la cultiver est couverte de bruyère et de bois. La commune est arrosée au sud par la rivière le Noireau qui traverse un de ses villages, le plus populeux «Le Pont Errembourg». Les propriétés sont comme dans presque toutes les communes du Bocage très morcelées. Les états de sections comprennent 3128 numéros différents. L’énumération des noms de tous ces lieux-dits seraient sans aucun intérêt, attendu qu’ils n’ont rien de remarquable et ne rappellent aucun souvenir historique ou légendaire.
Extrait d’une monographie rédigée en 1885 par L. HEUZE, instituteur.
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